Beneteau change la donne
Wellcraft 355 – les modèles actuels de cette marque suivent une voie similaire à celle d’Axopar.
9 juillet 2026
Par John Morris, rédacteur en chef, Canadian Boating
Les goûts des plaisanciers évoluent et Bénéteau, le grand constructeur français, adapte sa gamme pour répondre à ces nouvelles attentes. Comme l’ont rapporté Boote, une source européenne de référence, et d’autres médias, le Groupe Bénéteau réagit au déclin continu de la demande sur le marché américain par une mesure radicale : l’arrêt de la production dans son usine de Cadillac, dans le Michigan, et la vente des marques Four Winns, Glastron et Scarab Jet. Ces trois marques auraient enregistré des pertes se chiffrant en millions d’euros ces deux dernières années.
Suite à cette fermeture, Bénéteau semble vouloir concentrer ses ressources sur ses sept marques restantes : Bénéteau, Jeanneau, Prestige, Excess, Lagoon, Wellcraft et Delphia. Cette année, Bénéteau lancera 24 nouveaux modèles, après 23 l’année précédente. Les ventes au détail ont progressé au premier trimestre 2026.
Les plaisanciers canadiens à moteur commencent déjà à s’intéresser aux goûts européens, comme en témoignent les salons nautiques d’hiver où les modèles Axopar et autres modèles scandinaves similaires, ainsi que les bateaux Bénéteau et Jeanneau de style européen, ont rencontré un vif succès. Les nouveaux modèles Wellcraft, qui ressemblent aux Axopar, restent donc dans la gamme.
Bénéteau sait sans doute ce qu’elle fait – c’est ce qui explique sa position dominante. Elle a racheté plusieurs marques américaines historiques il y a une dizaine d’années, et avait peut-être déjà prévu de les faire disparaître.
Un peu d’histoire : en 1990, les voiliers Bénéteau, puis Jeanneau, ont débarqué en Amérique du Nord et ont quasiment anéanti les puissants chantiers de fabrication canadiens en proposant des espaces intérieurs et un style inédits. Aujourd’hui, rares sont ceux qui ne déplorent pas le déclin des marques américaines jadis omniprésentes et des usines qui les fabriquent, mais c’est une réalité. La voile a surmonté cette épreuve ; c’est maintenant au tour des bateaux à moteur.






















