Isa Rosli, de Colombie-Britannique, en quête d’un tour du monde
27 août 2026
Originaire d’Abbotsford en Colombie-Britannique, Isa Rosli est à finaliser ses qualifications pour la Golden Globe Race dont le départ sera donné le mois prochain. Son but : devenir le premier navigateur canadien en solitaire à faire le tour du monde sans escale.
Cela semble être une entreprise colossale, et elle l’est. Les navigateurs doivent parcourir 30 000 milles nautiques en haute mer, seuls et sans aucun instrument de navigation moderne, se fiant uniquement à la technologie de 1968. Isa a perfectionné sa maîtrise du sextant, le GPS n’existait pas en 1968, et sa navigation se fera donc exclusivement à l’aide du soleil et des étoiles. Pas de radio, pas de bulletins météo, pilotage automatique uniquement par régulateur d’allure. Isa approvisionnera son voilier suédois de 9,75 mètres, Olleanna, un bateau éprouvé ayant déjà participé à deux campagnes, avec toutes les provisions nécessaires, y compris l’eau, pour 250 jours. Le seul équipement moderne à bord est destiné à la sécurité.
Un peu d’histoire
Dans les années 1960, Sir Robin Knox-Johnston, marin britannique, a captivé le public avec son tour du monde en solitaire et sans escale lors de la course du Golden Globe du Sunday Times. Parti de Falmouth, en Angleterre, en juin 1968 à bord de Suhaili, il est revenu 312 jours plus tard, le 22 avril 1969, entrant ainsi dans l’histoire.
La tradition perdure. Comme l’événement original du Sunday Times, la Golden Globe Race 2026 est très simple : partir des Sables-d’Olonne, en France, le 6 septembre 2026 et naviguer en solitaire, sans escale, autour du monde, en passant par les cinq Grands Caps et revenir aux Sables-d’Olonne.
Les participants doivent utiliser des voiliers et des équipements similaires à ceux dont disposait Sir Robin lors de la première édition. Cela signifie naviguer sans technologies modernes ni aides à la navigation par satellite.

Motivation
Isa, dans ses propres mots
« J’avais exprimé le souhait de participer à la Golden Globe Race 2022, mais je n’étais pas prêt financièrement ni mentalement. Maintenant, je suis prêt pour la GGR2026. J’ai toujours rêvé de faire de la voile depuis l’école primaire, mais le coût était prohibitif pour mes parents. Après mon deuxième emploi, j’ai rejoint une équipe de régates locales à LaSalle, en Ontario, pour une course sur la rivière Détroit.
« Depuis, je suis mordu. Je rêve de faire le tour du monde à la voile depuis mon arrivée à Vancouver, il y a environ 15 ans, avant même de rejoindre le projet GGR. Ce désir s’est intensifié au cours de mes courses océaniques avec quatre équipes différentes ces six dernières années. De nombreux éléments ont contribué à cette décision, mais les principaux facteurs qui m’ont poussé à me lancer sont ma capacité physique à accomplir quelque chose d’exceptionnel, et l’envie d’inspirer ma famille, mes amis, mes collègues, et même des inconnus du monde entier à rêver grand et à se lancer ! Il n’y a qu’une voie vers l’excellence et c’est la GGR2026 ! »

« Bien que le bateau ait certainement nécessité quelques réparations, il était en grande partie prêt pour ce périple, ce qui a permis de réduire considérablement le temps et l’argent nécessaires à la préparation du voyage. »

Voir aussi https://goldengloberace.com/fr/
Le coup d’envoi de la Golden Globe Race 2026 sera donné le 6 septembre. Nous suivrons le parcours d’Isa.






















