L’ancien voilier de Jacques Brel reprend vie à Zeebruges, Belgique

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7 septembre, 2022

Tous les fervents de chanson française connaissent son nom, où qu’ils soient dans le monde. Jacques Brel, un géant de la chanson, dont nombreux sont ceux qui ont au moins un de ses nombreux disques à la maison. L’on sait moins que Brel était un féru de navigation à la voile. Même qu’il a rejoint la Polynésie française, aux Marquises (le titre d’une chanson) à partir des côtes belges à bord de son Askoy ll, un yawl en acier de 19 mètres.

Abandonné sur une plage de Nouvelle-Zélande, ce voilier a été récupéré par des mordus qui lui ont redonné vie. Une histoire de passion et de persévérance et un vibrant hommage à Jacques Brel, auteur, chanteur et navigateur. Voici ce que nous avons  trouvé sur le sujet.

Voiles et voiliers, Ouest-France, offrait en ligne ceci à ses lecteurs en mars dernier : « L’ancien ketch de Jacques Brel, l’Askoy II, avec lequel il avait rejoint à la voile les îles Marquises en 1974 pour « prendre ses distances avec le show-biz » va être remis à l’eau à Zeebruges le 8 avril prochain, (N.D.L.R. date reportée sans plus de précision à ce jour) jour anniversaire de la naissance de Jacques Brel il y a 93 ans. Revendu par le chanteur, l’Askoy II avait été récupéré plus tard à l’état d’épave en Nouvelle-Zélande puis entièrement reconstruit par trois passionnés belges… ».

« Avec mon frère Staff, nous continuons d’adorer Jacques Brel, notre compatriote, et comme lui, puisqu’il le chantait, nous pensions qu’il faut – vivre ses rêves et aller jusqu’au bout de ses rêves —. En sauvant l’Askoy II, nous sommes allées au bout du plus beau de nos rêves » explique à Voiles et Voiliers Piet Wittevrongel.

Avec son frère Staff et leur père, Jan, Piet Wittevrongel était maître voilier près de Zeebruges en 1974 lorsqu’un client pas comme les autres, Jacques Brel, vint frapper à leur porte. « Je viens d’acheter un voilier à Anvers, leur lance le chanteur venu en anonyme. Un ketch en acier de près de 20 mètres. Je voudrais m’en aller avec, très loin. On m’a parlé de vos voiles. Vous pourriez me les fabriquer ? ».

« On lui a répondu que Oui, se souvient encore Piet Wittevrongel qui comprend rapidement que ce client pas comme les autres, au sommet alors de sa gloire mondiale, n’est pas venu pour fanfaronner. Il avait vraiment l’intention de partir très loin sur son voilier, il ne plaisantait pas. Alors ses voiles, c’était top secret, on les a faites. Nous avions envisagé de modifier son ketch en sloop mais il était pressé de partir donc il ne nous avait pas écoutés. On avait gréé ses deux mâts en pin d’Oregon. Il était parti avec. Très loin, effectivement : aux îles Marquises ! ».

« Accompagné de sa fille France, Jacques Brel commence par traverser la Manche. Sans problème, sur son ketch en acier de 40 tonnes. Le bateau est lourd mais tient remarquablement la mer. Escale à Coverack, à la pointe Sud des Cornouailles, puis les Scilly et les Açores. Ensuite les Canaries pour le grand saut vers les Antilles et le canal de Panama. Askoy II s’élance alors à l’assaut du Pacifique. Il fait l’impasse sur les Cocos et les Galápagos puis jette sa pioche dans la baie de Tao Ku, aux Marquises, où le chanteur décide de s’installer définitivement.

« À Tao Ku, Jacques Brel loue une maison et s’achète un avion, son fameux « Jojo », qui servira de taxi aux gens de l’île puisque l’autre passion du chanteur, c’est le pilotage. Dans la foulée, il tire un trait sur sa passion pour la voile et revend son Askoy II, dont la destinée sera alors moins brillante puisque le ketch est retrouvé à l’état d’épave complète sur la plage de Baylys Beach, en Nouvelle-Zélande.

« À l’occasion du 25e anniversaire du décès du chanteur, les deux frères Wittevrongel rencontrent en octobre 2003 France Brel, sa fille, qui leur explique qu’Askoy II est échoué depuis de longues années sur cette plage néo-zélandaise et qu’il a été complètement rongé par les sables et la mer.

« Plus que des tôles en forme de coque et quelques varangues d’acier. Plus de gréement, bien sûr. Même plus de cockpit, aussi. Ni de roof.

« Avec Jean-Paul Mathelot, un troisième compagnon qui rêve lui aussi de sauver le voilier, les trois compères fondent une association, « Save Askoy II », et s’en vont en Nouvelle-Zélande pour retrouver le bateau. Spectacle de désolation sur place : «L’Askoy II ne laissait plus alors apparaître de lui que des tôles en forme de coque et quelques varangues d’acier. Plus de gréement, bien sûr. Même plus de cockpit, aussi. Ni de roof. Le pont, aussi, avait été mangé par la rouille ainsi que les cloisons structurelles » expliquait de son côté à Voiles et Voiliers Jean-Paul Mathelot.

« Il en faut plus pour décourager les trois copains nordiques qui réussissent à faire désensabler le voilier et à le faire gruter sur un quai voisin. De là, une entreprise de fret maritime vient le prendre pour le ramener sur sa terre natale, à Anvers. Les vents tournent encore du bon côté et le propriétaire d’un chantier belge de Rupelmonde leur propose d’accueillir gratuitement l’épave pour entamer les réparations.

« Des heures par milliers et de l’huile de coude par hectolitres fournie par des bénévoles, mêlées à une énorme envie collective, feront le reste. Presque 20 ans plus tard, le tour est enfin joué ».

Dans la foulée, la Belgique a tenu à reconnaître la valeur patrimoniale du Askoy ll qui doit être « définitivement classé en tant que patrimoine nautique, a annoncé récemment le ministre flamand Matthias Diependaele », tel que rapporté le 3 avril dernier par le journal La Libre dans son édition web.

Toujours selon La Libre : « Le ministre N-VA souhaite depuis un moment que ce navire soit protégé. Un arrêté ministériel flamand de novembre dernier l’avait déjà placé sous protection à titre temporaire, en vue d’un classement définitif dans un second temps. L’Askoy II, dont la coque en acier fait 19 mètres de long, était dans les années 1960 et 70 un des fleurons de la flotte de plaisance belge. Il est un des plus imposants voiliers en acier construits en territoire belge (à Anvers) après la Seconde Guerre mondiale. Il a pris la mer en 1960, mais son histoire ne s’est mêlée que plus tard à celle du chanteur Jacques Brel. »

Pour lire l’article complet de Voiles et voiliers; https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/securite-en-mer/sauvetage/l-ancien-voilier-de-jacques-brel-l-askoy-ii-sera-remis-a-l-eau-le-8-avril-a-zeebruges-belgique-81881eec-a692-11ec-a080-31bcc9ed3b92?fbclid=IwAR1KebQn4iN3twk-Z_CvKrOkQXTOkssMRScM8Q1kgHnOtzHDdCpNQoHInKw

Et celui de La Libre : https://www.lalibre.be/culture/musique/2022/04/03/askoy-ii-le-voilier-de-jacques-brel-bientot-definitivement-classe-G4JZ3OQOQFE27MRR3P6IWMXTV4/

À voir également un excellent documentaire retraçant l’épopée de Brel et d’Askoy ll : https://www.youtube.com/watch?v=CPLwIo1TuYQ

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